Franziska Koch : « Comme un rêve »

12 avril 2026 - 18:45

« C’est un peu difficile à croire. J’en rêvais, j’espérais que ça marcherait, mais Roubaix est une course où tout peut arriver. Finalement, ça a marché. C’est comme un rêve. Nous avons fait une très bonne course avec l’équipe. Le placement a été déterminant dès le début : c’est une véritable bataille à l’approche des secteurs. Nous nous sommes données à fond et j’ai réussi à éviter les ennuis.

On voulait rendre la course difficile après Mons-en-Pévèle et je me suis retrouvée dans le bon groupe. Affronter deux coureuses de la même équipe est à la fois une difficulté et un avantage, parce que ce n’est pas à toi de faire le travail. J’ai essayé de les distancer mais je n’y suis pas parvenue, alors j’ai dû tenter ma chance au sprint.

Je sentais [Marianne Vos] arriver dans le virage et je craignais qu’elle ne tire parti de l’angle de la piste, mais je me suis simplement dit : “Je dois gagner !” Lors de la première édition, j’avais terminé septième, donc je savais depuis lors que c’était une course que j’aimais, une course que je voulais gagner un jour. Et ce jour, c’est aujourd’hui !

Marianne est la meilleure, la plus grande de tous les temps, et en plus c’est quelqu’un de vraiment sympa. Je me souviens qu’il y a quelques années, au Tour de France, j’ai mené la poursuite pendant 100 km parce que Lorena [Wiebes] était ma coéquipière et que je devais rouler pour le sprint. Et à la fin de l'étape, Marianne est venue me tapoter dans le dos pour me dire "bravo', et je me suis dit "oh mon Dieu !". Courir au même niveau qu'elle, c'est vraiment génial, et l'entendre dire que je suis une bonne coureuse, c'est un immense compliment pour moi. »

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